En France, 65 % des femmes atteintes d’endométriose déclarent que leur maladie a des impacts négatifs sur leur travail, selon l’Anact. Prenez soin de vos collaboratrices et de vos équipes : PmSm fait le point sur l’endométriose et sur les mesures de prévention que les employeurs peuvent proposer.
3 points essentiels pour mieux connaître l’endométriose
Une maladie gynécologique chronique
L’endométriose est une maladie chronique qui affecte 10 % des femmes en France selon les chiffres relayés par l’Anact, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (1). Elle se caractérise par la présence d’un tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus, qui provoque des inflammations et des symptômes invalidants. Parmi lesquels : des douleurs aiguës pendant ou en dehors des règles, de la fatigue chronique, des malaises et d’autres troubles associés (digestifs, urinaires). L’endométriose peut aussi être à l’origine de troubles de la fertilité.
Un diagnostic tardif
L’endométriose est encore mal connue. Aussi, il faut compter de 7 à 10 ans en moyenne pour établir le diagnostic de la maladie (1). À ce retard de prise en charge – et aux symptômes éprouvants – s’ajoute la difficulté pour trouver un traitement adapté.
À noter : fin mars 2025, le Gouvernement a annoncé le lancement de l’expérimentation d’un test salivaire pour améliorer le diagnostic de l’endométriose.
Des impacts aussi au travail
Les symptômes de l’endométriose affectent la qualité de vie des femmes et se répercutent sur leur quotidien au travail. La maladie peut ainsi entraîner :
- Des difficultés pour se concentrer et mener à bien certaines tâches ;
- Du stress, de la fatigue et des troubles dépressifs ;
- Des absences liées aux douleurs ou aux consultations médicales ;
- Des effets négatifs sur l’évolution professionnelle.
Faute d’une prise en charge optimale, l’endométriose a également des impacts à l’échelle de l’entreprise :
- Des difficultés en matière d’organisation ;
- Un manque de cohésion dans les équipes ;
- Une baisse de la productivité et de la performance.
Bon à savoir : les femmes qui souffrent d’endométriose n’ont aucune obligation d’en parler au travail. Cela peut cependant permettre de bénéficier d’un accompagnement adapté.
En entreprise, des mesures de prévention et d’accompagnement pour les salariées qui souffrent d’endométriose
L’aménagement des conditions de travail
L’organisation des tâches et l’aménagement du poste de travail font partie des solutions à proposer à une salariée qui souffre d’endométriose : temps partiel, horaires flexibles, ou télétravail par exemple. Dans tous les cas, il est recommandé de toujours associer la collaboratrice à ces mesures, et de solliciter des professionnels de santé : le médecin du travail et/ou l’infirmière d’entreprise.
Une démarche collective de prévention
Au niveau collectif, la sensibilisation de l’ensemble des équipes est une nécessité pour mieux connaître l’endométriose et accompagner les personnes concernées. Cela peut s’intégrer dans une politique globale de prévention en santé.
PmSm peut ainsi vous proposer des ateliers de prévention et de dépistage, mais aussi des conférences d’information : en savoir plus sur nos actions sur la santé des femmes.
(1) Source : guide de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) « Endométriose et travail »